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Soleil Chaud, Soleil Tardif - Les modernes Indomptés - full_size - Fondation Vincent van Gogh Arles
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Soleil Chaud, Soleil Tardif - Les modernes Indomptés

35 Rue du Docteur Fanton, Arles, 13200, France
Cette exposition thématique s’engage dans une libre exploration de la lumière, entendue comme une métaphore questionnant le rapport des artistes à la Méditerranée, terre d’expérimentation, au modernisme et au postmodernisme. Elle réunit des prêts exceptionnels de tableaux de Vincent van Gogh, les œuvres tardives de Pablo Picasso, d’Alexander Calder, mais aussi de Sigmar Polke ainsi que des œuvres d’Etel Adnan, Giorgio De Chirico, Germaine Richier, Adolphe Monticelli et Sun Ra. « Soleil chaud, soleil tardif » désire ainsi dessiner les contours d’une famille d’artistes dont les origines remonteraient à Adolphe Monticelli, qui figure, aux côtés de Jean-François Millet, dans le panthéon des artistes ayant inspiré Vincent van Gogh. Flamboiement au sommet, « le soleil chaud » symbolise un modernisme à son apogée, s’incarnant dans le travail de Van Gogh dès février 1888, quand il découvre la Provence. Lumière déclinante, « le soleil tardif » se retrouve quant à lui dans l’œuvre du « dernier » Picasso. Tête d’homme au chapeau de paille (1971) – un tableau d’été – évoque sans détour Van Gogh, qui partage avec Picasso le mouvement de et dans la peinture, que l’on peut faire remonter à Monticelli. Si la période tardive est communément associée à un art de la synthèse, alors le peintre italien Giorgio De Chirico s’engage lui aussi dans cette voie d’une réélaboration de motifs antérieurs, tels le soleil sur chevalet. En parallèle, il poursuit ses autoportraits en travestissement néobaroques.

Les lueurs du postmodernisme apparaissent dans les œuvres d’une autre génération d’artistes à laquelle appartient Sigmar Polke. Son Moderne Kunst (1968) affiche l’ironie d’un jeune artiste vis-à-vis des pères de l’art moderne, dont il observe l’effacement progressif. Les autres œuvres de l’exposition nous amènent au soleil absolu, au dieu soleil et à la « chaleur ardente » d’un astre représenté comme une « boule » chez Calder. La Fondation présente une sélection de ses gouaches des années 1970 aux couleurs primaires et aux formes stylisées. Depuis San Francisco, l’artiste libanaise Etel Adnan renoue, par sa plume et son pinceau, avec sa terre natale, qu’elle fut contrainte de quitter. Le paysage prend place à travers le mont Tamalpais, montagne « chef de la tribu humaine », et le poids du monde s’incarne dans un soleil aplani aux couleurs franches. L’exposition tend, naturellement, vers un soleil cosmique qu’incarnent le chant et la vision du musicien Sun Ra.
  • 35 Rue du Docteur Fanton, Arles, 13200, France
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